13 août 2007
Brassens est un con
" - Brassens, moi j'dis, c'est un gros connard de merde! Voilà, c'que j'dis!"
Bézo avait tout l'air d'être dans un de ses grands jours, alcoolisé avant même d'avoir bu, et la colère bien haineuse, au bord des lèvres, façon glaviot!
" - Et on peut connaître ce qui motive ton jugement sans appel, la Bèze? que je l'ai interrogé.
- C'est l'coup d'hier, avec l'orage maousse qu'il a fait à Paris... J'étais chez moi, tranquillou devant Stade 2, quand j'vois le ciel dev'nir tout noir, avec de la grosse goutte qui s'prépare... Pour moi, l'orage d'été, c'est comme le point d'eau des gazelles pour le lion: la proie pullule, suffit d'se mettre en chasse... Du côté d'Convention, t'imagine pas le nombre de minouches, imprévoyantes et court vêtues, qui se baladent, surtout le dimanche, les miches quasi à l'air et le sein hardi sous le tee-shirt léger! Alors l'orage, bien dru, comme hier, c'est du pain béni pour l'homme un peu sûr de lui, et de son déo! Aussi quand j'ai vu qu'ça commencait à pisser sec, hop, j'ai chopé mon pébroque de poche, j'suis descendu in ze street mater mesdames les coquines, et tenter ma chance à la racompagnette. La racompagnette, j't'explique, c'est: tu choisis la gamine pas encore trop trempée, à l'abri sous un store, l'air bien marri, et tu te pointes avec ton parapluie, genre galant, permettez que je vous offre un p'tit coin d'parapluie... Là, attention, tactique! Si la mousmée te dis "oh oui, merci, je vais juste au métro", tu prends l'air désolé, et tu l'informes, bien gougnafier, que tu vas dans l'autre sens; par contre si elle te dit "c'est gentil, j'habite à deux pas", t'embraye aussitôt d'un "ça tombe bien, c'est justement là que j'vais"! Normalement, la parisienne pas farouche, elle se marre, sur un vanne comme ça. En plus, tu noteras que le dimanche, en fin d'après midi, la gonze tout seule, c'est quasiment comme qui dirait dans la poche, si tu la fais marrer:t'as neuf chances sur dix pour qu'elle ait plus envie de se payer un brin de fantaisie avec monsieur bien sous tous rapports sexuels que de se farcir Maigret devant un Sveltesse 0%! Enfin, moi, c'est comme ça que je vois les choses...
Hier, donc, je draguais, en remontant la Vouillé dans l'sens du courant, quand j'asperge une métisse genre Brazil, jupe corolle blanche sur jambes de rêve terminées en ballerines trempées, et petit débardeur décolleté-mouillé sur téton tendu comme le zboub à Rocco. Et comme le mien allait pas tarder à l'être aussi! Moi, tu m'connais, j'fais ni une ni deux, je fonds sur la bête, puis-je vous offrir, etc, oui qu'elle me dit, oh merci beaucoup... Et voilou mon voyou, en route pour la fête à mon noeud! Le problème c'est qu'elle était grande la gisquette, plus grande que moi, même, et pourtant j'suis pas un nain, et figure-toi que je tenais pas le parapluie assez haut au-d'ssus d'elle... Elle a ri un grand coup, m'a demandé si elle pouvait, et a saisi le pépin pour le tenir bien haut... J'étais un peu vexé quand même, mais pas trop, et je profitai de l'occase pour lui passer gentiment le bras autour de l'épaule, histoire de tester la résistance de la mousmée... Elle n'a rien dit: c'était quasi du tout cuit! Là où les choses ont commencé à s'gâter, c'est quand le grand black a jailli d'un pas de porte où il s'abritait. "Ça y est, Eva, t'en as trouvé un?..." qu'il lui a fait; puis à moi:" Qu'est-ce tu touches à ma meuf, babtou? Tu veux un pain pour ce soir?" Comme j'avais déjà une demi baguette, j'ai laché Madame, en bredouillant de vagues excuses, pendant qu'il faisait mine de m'filer un coup d'boule... Rien que le geste m'a fait mal, t'as qu'à voir... Puis il a saisi la fille par l'épaule, un peu comme moi, mais en plus grand, et ils ont commencé à partir... "Eh!... mon parapluie!..." j'ai protesté; "Kesse tu as, babtou?... C'est l'embrouille que tu cherches?..." qu'il s'est retourné, l'air mauvais. J'lui ai dit "ok, c'est bon, d'ailleurs il pleut presque plus". "OK", qu'il m'a répondu.
'tain un Isotoner à 30 euros, bordel... Alors tu comprends, Brassens, avec son coin d'paradis contre un coin d'parapluie, moi j'dis qu'c'est un gros connard de merde, et j'en démords pas!"
Bézo, sans forcément approuver ses entreprises à vocation queutardes, j'pouvais pas trop lui donner tort sur la conclusion, vu que moi aussi, Brassens me gonfle. Du coup, j'lui ai offert son jaune. Aussi sec.
Commentaires
Chouette, enfin une note de la dernière pluie, merci Brisc'! Tiens, je me ferais bien un grand black moi aussi... euh... un petit noir, je voulais dire, patron!
Oh! Kiki!...
Jamais pu le blairer Brassens. En tout cas Bézo il m'a bien fait marrer! Faut jamais viser trop haut :)
pourquoi tu penses qu'on n'a pas le même âge, Pek ?
Bha je ne sais pas... Peut être parce qu'il n'y a aucune raison que nous ayons le même âge.
Je boirais bien un pré-apéro.
Pek, si tu commences à répondre aux questions d'Athéna, tu peux déjà commander l'after de l'after!
En attendant, un p'tit jaune, comme d'hab?...
Sinon pour Brassens, faut rien exagérer non plus: il a quand même fait connaitre Les Passantes... c'est déjà ça!
Merci pour le ptit jaune. Pour ce qui est de Brassens bha, pfff, je n'aime pas sa voix, je n'aime pas sa façon de chanter, je n'aime pas ce qu'il raconte... Après ça n'empêche pas de voir le talent hein... Ca n'a pas de rapport...
De toutes manières Brassens on s'en fout un petit peu, non? On passe à l'apéro, avec un double jaune? Stat' devrait pas tarder à rappliquer avec toute cette odeur anisée qui va flotter au Balto avant pas longtemps!
'tain, Briscard, tu vas faire fuir le client, à force. Y'a des chansons qui donnent envie de baiser, ça vous fait pas ça, des fois ? (aucun rapport avec Brassens, hein. Rapport à un morceau que je viens d'écouter)
'tain, merde, c'est l'heure du r'pas familial, y'a plus personne.
Ah ouais par contre la je suis d'accord. Genre Massive Attack. Pfiouhh
c'est marrant, j'écoutais pas ça, mais Massive Attack me fait clairement le même effet. J'écoutais Radiohead en fait.
Yesterday I woke up sucking a lemon. Et toi, Briscard ?
Calme-toi Athéna, calme-toi... Everything in its right place... Everything...
Euuh, Athéna ce serait pas l'antiquité des fois ? Enfin, j'dis ça, j'dis rien...
Sinon j'm'demande (même si c'est vrai on s'en fout un peu de Brassens) comment on peut ne pas aimer cette fabuleuse chanson de Brassens, le Gorille. Tiens j'prends ma guitare d'ado et j'vous la chante :
C'est à travers de larges grilles,
Que les femelles du canton,
Contemplaient un puissant gorille,
Sans souci du qu'en-dira-t-on.
Avec impudeur, ces commères
Lorgnaient même un endroit précis
Que, rigoureusement ma mère
M'a défendu de nommer ici...
Gare au gorille !...
Tout à coup la prison bien close
Où vivait le bel animal
S'ouvre, on n'sait pourquoi. Je suppose
Qu'on avait du la fermer mal.
Le singe, en sortant de sa cage
Dit "C'est aujourd'hui que j'le perds !"
Il parlait de son pucelage,
Vous aviez deviné, j'espère !
Gare au gorille !...
L'patron de la ménagerie
Criait, éperdu : "Nom de nom !
C'est assommant car le gorille
N'a jamais connu de guenon !"
Dès que la féminine engeance
Sut que le singe était puceau,
Au lieu de profiter de la chance,
Elle fit feu des deux fuseaux !
Gare au gorille !...
Celles là même qui, naguère,
Le couvaient d'un œil décidé,
Fuirent, prouvant qu'elles n'avaient guère
De la suite dans les idées ;
D'autant plus vaine était leur crainte,
Que le gorille est un luron
Supérieur à l'homme dans l'étreinte,
Bien des femmes vous le diront !
Gare au gorille !...
Tout le monde se précipite
Hors d'atteinte du singe en rut,
Sauf une vielle décrépite
Et un jeune juge en bois brut;
Voyant que toutes se dérobent,
Le quadrumane accéléra
Son dandinement vers les robes
De la vieille et du magistrat !
Gare au gorille !...
"Bah ! soupirait la centenaire,
Qu'on puisse encore me désirer,
Ce serait extraordinaire,
Et, pour tout dire, inespéré !" ;
Le juge pensait, impassible,
"Qu'on me prenne pour une guenon,
C'est complètement impossible..."
La suite lui prouva que non !
Gare au gorille !...
Supposez que l'un de vous puisse être,
Comme le singe, obligé de
Violer un juge ou une ancêtre,
Lequel choisirait-il des deux ?
Qu'une alternative pareille,
Un de ces quatres jours, m'échoie,
C'est, j'en suis convaincu, la vieille
Qui sera l'objet de mon choix !
Gare au gorille !...
Mais, par malheur, si le gorille
Aux jeux de l'amour vaut son prix,
On sait qu'en revanche il ne brille
Ni par le goût, ni par l'esprit.
Lors, au lieu d'opter pour la vieille,
Comme l'aurait fait n'importe qui,
Il saisit le juge à l'oreille
Et l'entraîna dans un maquis !
Gare au gorille !...
La suite serait délectable,
Malheureusement, je ne peux
Pas la dire, et c'est regrettable,
Ça nous aurait fait rire un peu ;
Car le juge, au moment suprême,
Criait : "Maman !", pleurait beaucoup,
Comme l'homme auquel, le jour même,
Il avait fait trancher le cou.
Gare au gorille !
Ah 'tain, c'est bon ça ! j'vais m'laisser pousser les moustaches...
http://www.dailymotion.com/video/x8yp6_brassens-live
Tu vois Stat, en définitive, et pour tout dire, contrairement à GB (celui là qu'on cause, pas LE Gébé) qui préfèrerait se troncher la vieille, j'crois que me défoncer un juge, ça s'rait pas pour me déplaire... Pas besoin de singe interposé. C'est ça, je crois qui, avec le temps, m'a fait trouver Brassens gonflant: il arrête pas de traverser dans les clous pour éviter les gendarmes (sic) mais il encule pas lui-même. Mais bon, tout ça, c'est vrai faut voir.
comme dirait l'aut' c'est pas faux, Briscard, c'est pas faux...
Par contre, pour ce qui est de donner de la tendresse à un juge je te laisse libre de tes choix mais en c'qui m'concerne je préfère les aïeux. Mais après effectivement, si quand on "défonce" c'est la guerre... bon alors va pour le juge, mais pauv' gisquettes...
bon allez j'coupe les cheveux en dix mille pour faire chier, tiens qu'estce que j't'offre Briscard ?
Qui parle de tendresse?... Sinon, j'prendrais bien un vieux rhum... Barbencourt trois étoiles de trente ans... ce soir j'ai la nostalgie Haitienne... Un vieux truc, aussi, ça, tiens...
allons pour le rhum alors...
tiens, moi aussi, allez
bonjour à tous,
oui cet été cette chanson est appropriée, et le pebroc de vebe , aura surement servi à qques esseulées avec toute la pluie reçue sur nos jours et nos nuits..
bon choix, msieur briscard,et en plus autant y'en à qui vont decouvrir et la chanson et le film!
bises du jour.
bonjour à tous,
ah y a personne...
même pas une tarte (et oui c'est qu'on fini par s'habituer, c'est ça qu'est pas bon dans la gentillesse).
Bon, bah hop direction le frigo spécial, j'endors ni vu ni connu une bouteille de champ' sous l' T-Shirt et j'me sers un p'tit jaune en attendant du monde.
Dis donc! Tu crois que j't'ai pas vu, p'têt'! Remets cette bouteille où tu l'as trouvée, Stat'... ou alors ouvre la. Tout de suite!
Sinon, oui, bien d'accord pour la gentillesse... on s'habitue. En même temps c'est ça qu'est bon aussi...
bon, bah j'l'ouvre alors...
oui oui c'est ça qu'est bon, mais en fait je m'demande rapport à cette histoire qu'on s'habitue dans quelle mesure à un moment ça devient plus une gentillesse mais précisément une habitude et que l' goujat dans mon genre y finit par normaliser façon c'est un truc normal presque un du. et ça 'tain c'est l'bordel... r'marque et notes bien qu'si ça s'trouve c'est plus la goujaterie qu'est l'bordel ! Bon, l'champ' on l'boit dans des verres en plastique histoire de saccager quek'chose quand même malgré tout, genre on est au mois d'aout, on zone grave, on est jeune est frais comme des vandales !
> on est jeune est frais
moi ayé j'ai commencé à vandaliser
Non. J'ai mieux: des verres à moutarde Bioman, Capitaine Flam et Goldorak... Total destroy, le putain de Ruinart à 100 boules dans le verre Flam, non?...
http://albator.univers.free.fr/musique/Capitaine%20flam.mp3
En parlant de déjanté, notre ami HT est en train de faire très très fort, avec la Route du Rock et la recherche du Plombier Magique... Du gros lourd balaize à pisser dans son froc! Parole!
http://dinan22.canalblog.com/archives/2007/08/11/5866304.html
(Attention: publication chronologique et non antéchrono: on remonte le temps... mais ça vaut la peine... 'tain j'en pleure encore, avec les cabines à caca!)
Bonjour. Cool nikel pile poil à l'heure pour le pré-apéro. Tain j'ai cru que j'allais être en retard. Cte flippe! Briscard vous me servez un ptit demi?
mmmm... j'crois bien qu'on est plutôt dans l'apéro en plein, là à c't'heure...
Bon, OK, l'apéro tôt...
Bon bha alors l'apéro! Un verre de vin ça m'irait pas mal en fait!
Un Brouilly un peu frais, ça t'irait?...
z'êtes tjs à l'apéro ? Ca va, Briscard ?
en fait, t'sais, j'crois que le produit nous consomme. 'tain, mais vous dormez, la nuit, ou quoi ?
po^po po , ta mère ,comment qu'ça file!salut eveuribodi, brisc,content que le gonzo journalisme te séduise,j'ai même pas l'temps d'lire les deconnes de bezo du jour(pourtant l'coté provoc agress'(outch) ça m'interlope!
bonjour,allez dbout !!c'est incroyable ce temps perdu à dormir!!!
jme cale un moment au pied de l'arbre,jvous pose pour votre venue ce matin ,à tous,un grd vrai cake maison..
une bise à toutes ,à tous, bonne journée .
ah cool un cake maison sous l'arbre. 'tain c'te casquette que j'ai moi... j'me prendrais bien un efferalgan dans du coca. ou un tricolore... merde j'me tate !
(merci m. en même temps 4h00 c'est l'heure où on s'couche ! sourires)
Bonjour, pfiouh un peu pareil Statler. La légère casquette du lendemain de raclette (bha oui, 15 août oblige). Bonne idée le cake, merci m. (d'ailleurs je vous conseille le cake féta chorizo).
Bon bha du coup coca... Y a ça ici?:)
m.: vous allez bientôt croiser HT, de retour de la Route du Rock!
Stat', pour la casquette, j'préconise le Fernet Branca! Si tu l'vomis pas, t'es soigné!
Pek': même casquette, même remède! Sinon pour le coca, il doit m'en rester de l'été 2003, où les clients buvaient tout et n'importe quoi...
Ah c'était bien l'été 2003.... Enfin je ne voudrais pas boire une bouteille collector qui prouve qu'un jour en France, il y avait un été.
bon bah roule pour le fernet bancale. Par contre pour le vomi j'promets rien.
j'savais pas qu' pour feter la Marie au ciel c'était raclette ! y'a d'ces trucs dans la tradi religieuse que j'comprendrais jamais !
ah oui l'été... hé n'oubliez pas c'est le premier été Sarkozy, ah ah ah !
'tain la du mal à passé le bancal, j'vais aller prendre l'air un peu moi...
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